HAVRE LIBRE - Avril 2015

Le cinquième opus du groupe havrais de rock « social » Red Lezard se veut toujours aussi engagé que ses prédécesseurs.

Pour certains le cheveu a à peine blanchi mais on retrouve quatre ans après la sortie de « #4-A collection of true stories and other tales » cinq observateurs du monde d’en bas, celui des classes populaires, au regard toujours aussi perçant. Qu’on se le dise, le lézard voit toujours aussi rouge et malgré son inspiration résolument folk-rock, Red Lezard tout au long des 12 titres de « La suite » griffera les méninges d’un public non averti aux revendications d’un rock « social ».

Lancé il y a un an dans l’écriture de ce cinquième opus, Stéphane Lebourg a dû regretter amèrement de trouver aussi facilement des sujets d’inspiration, ceux d’une actualité sociale régulièrement dramatique où la désindustrialisation par pans entiers délaisse tant de vies sur le bord de la route.

Aux côtés des Fralib’

S’ils s’engagent (c’est dans leurs gènes) à nous forcer, un peu, à penser aux « Lendemains » qui chantent, ou à se méfier de ne pas « Tomber de haut » c’est sur le terrain des mouvements sociaux qu’ils nous emmènent. Principalement aux côtés des ouvriers de Fralib dans « Univoleur ». Opposés à leur direction de la multinationale Unilever, ils occuperont durant trois ans leur usine de Géménos (Var) produisant les thés Lipton et Éléphant.

Pas de slogan mais une véritable écriture, parfois des plus léchées. On n’est pas loin de la nouvelle dans « Tant pis ». On se pose, on écoute mais l’envie, répondant à l’aigreur est la même. (« Si tu vises au-dessus, tu montres patte blanche. Si tu l’as mal appris, tant pis pour toi... ».

« Il n’y a pas que cela », reprennent les trois frères Lebourg entourés de Jean-Yves et Bruno. Il y a, c’est vrai, des textes intimistes mais c’est le rouge d’une rage contenue que l’on viendra chercher.

Le premier album du reptile fut dénommé « 214’s », comme le nombre souscripteurs. Pour le cinquième la comptabilité fut autrement plus compliquée à tenir. 276 sur le livret ? C’est déjà faux. Ils étaient 316 hier matin.

Le groupe ne manque pas de soutiens... souvent engagés dans leur registre. On ne citera que la Scop T.I (résurgence de l’usine Fralib désormais sous la forme d’une coopérative), le CE de Dresser-Rand ou la mairie de Gonfreville-l’Orcher où devrait le 3 juillet se tenir le premier concert marquant cette sortie.

C. F.



NEWSLETTER CEM - Janvier 2011


ET DE QUATRE POUR LES LEZARDS !

Les Red Lezards emprunteront ce samedi le chemin de la scène du Cabaret Electric pour présenter leur tout nouvel Album intitulé #4 (a collection of true strier and éther tales). Un disque et un concert soutenu par le CEM.

Avec vingt années et désormais quatre albums u compteur, Red Lezards fait office de pilier musical Havrais. Ca, personne ne peut le contester. Un statut conforté par la sortie d'un quatrième opus à la pochette d'un rouge très ardent. Rouge comme la colère qui anime ces militants très engagés notamment dedans les différents mouvements sociaux qui ont remué la France. "La musique est un moyen de dire les choses haut et fort", commente Stéphane Lebours des Red Lezards. Groupe populaire et de proximité par excellence, Red Lezards peut se targuer de fédérer les gens. Plus de 200 souscripteurs ont une nouvelle fois fait confiance au groupe.
Une confiance qui se retrouve sur un disque mi folk mi rock enregistré dans "nos" murs. Au programme des prises "live" et des plages musicales ciselées; le tout serti d'un écrin signé par notre MoOt national: une rugueuse peau de lézard écarlate qui en dit long sur l'état d'esprit des musiciens.
Samedi prochain, les Red Lezards se produiront au Cabaret Electric pour la sortie de cet album. Au programme, une première partie assuré par des ateliers et élèves du CEM et les One Shot. Puis des "lézards" en trois parties: "une première avec des morceaux plus anciens, une seconde, assez courtes avec des morceaux acoustiques, une dernière avec des morceaux de ce nouveau disque. Histoire de montrer aux fans ce qui les attend sue CD". 



Les Lezards voient rouge

Concert: Un rendez-vous engagé et jovial, ce soir au Cabaret Electric au Havre, avec les Red Lezards.

"On ne peut être que concernés et solidaires quand on voit ce qui se passe autour de nous. A chaque fois qu'on discute avec les copains, c'est pour les entendre parler de chômage, de licenciement, de grève… Ils travaillent tous dans des boites qui ferment ou qui vont être délocalisées. Sans parler de ceux qui n'auront pas de retraite". Le milieu ouvrier et la justice sociale sont des thèmes chers au groupe havrais Red Lezards. Un combat de vingt ans sur fond de folk électrique, à l'ombre de leurs idoles, Dylan, Guthrie,Springsteen… Le quatrième album, #4 - A collection of true stores and éther tales, témoigne en ce sens avec dix nouvelles chansons, partagées entre français et anglais, toujours dotées d'un vocable affûté. Des textes forts pour marquer les esprits mais une musique enjouée pour contrecarrer la noirceur des mots. "C'est vrai que nos chansons reflètent une vision sombre de la vie d'où un habillage mélodique assez joyeux pour que nos concerts soient une grande fête", précise Stéphane, chanteur et guitariste du groupe.
Le concert se déroulera en trois parties comme l'explique Billy, attitré aux fûts: "Nous allons commencer par d'anciens titres puis proposer un court set acoustique et enfin jouer le nouvel album". Energie, sueur et joie seront de la partie.
Bastien CANTILLON
Le Havre Libre
21/01/2011

Programme Cabaret Electric - 1er Trimestre 2011

Avec vingt ans d'existence au compteur, nourris de concerts donnés un peu partout en France (et ailleurs), nos sauriens locaux poseront leurs amplis le 22 Janvier au Cabaret afin de fêter dignement la sortie de leur quatrième album: #4 - A Collection of True Stories and éther Tales, où l'harmonica vient se mélanger au saxophone et l'accordéon se frotter aux rifts électriques…
Sur scène, les Red Lezards envoient: des morceaux en anglais, en français, sur des accords qui percutent et des textes posés et engagés, le tout enrobé d'une rythmique résolument folk-rock. L'empreinte même des Red Lezards.
Ce nouvel opus s'inscrit dans la lignée des précédents albums, où leur style laisse surtout entendre une intégrité sans concession, ce qui est foutrement honorable de nos jours!

   
 
   

Un CD 15 titres vient de sortir. Les Red Lézards y interprètent une chanson aux côtés de Jean-Louis Murat, Olivier Saladin, Bruno Wolkowitch… Une initiative pour favoriser notamment l’accès à la culture des bénéficiaires du RMI.

L’idée vient de l’association Le Bateau de Brotonne qui, depuis 1998, anime des ateliers d’écriture avec des femmes du Trait, de Duclair et de Caudebec bénéficiaires du RMI.
Le travail a produit des textes forts qui sont regroupés sur le CD Le Train de l’espoir. Interprétées par Jean-Louis Murat, Olivier Saladin, Maxime Leroux, Bruno Wolkowitch, Claire et ses Radis, Vingt centimes dans l’eau, Stéphane Dambry, Pierre Gaudin, Véronique Saint-Germain… et le groupe gonfrevillais Les Red Lezards, les paroles de celles qui ne l’ont pas toujours ne vont pas s’arrêter là.
Coordonné par Florinda Detouteville et soutenu dans le cadre des actions insertion du Département, le projet va être porté sur scène, en mars, à Rouen. Un concert au Zénith de Rouen est par ailleurs prévu pour la fin de l’année.
Les bénéfices retirés permettront de financer en partie l’accès à la culture des Rmistes (achat de places de cinéma, de spectacles…).

P. COLE  www.gonfreville-l-orcher.fr

Super soirée hier à Gonfreville avec deux très bons groupes : Chantyman Express et les Red Lezards. Salle comble, chaude ambiance, beaucoup d'énergie, d'humour et de bonne humeur, et, et, et... Olivier au piano sur sa très jolie chanson "Deux Ou Trois Jours" et à la guitare électrique sur plusieurs morceaux dont un boeuf mémorable tous groupes confondus + amis à la fin de la soirée. Alan a aussi rejoint les RL sur un titre et Laurent était dans la salle... ce qui fait que le nouveau groupe d'Elliott, les "Normandy All Stars" était présent au grand complet :-) Donc, belle fin de la première semaine de l'année 2006 au Havre!
En effet, vendredi soir, les havrais, les montivillions,. une parisienne, et même, nous l'avons appris sur place, des gens du Nord, ont convergé vers la salle de la Pointe de Caux, à Gonfreville l'Orcher, où avait eu lieu en 2004, les concerts d'invitation réciproque de Dominique Comont et Elliott Murphy.
Nous assistons, en première partie, à la prestation de Chantyman Express. Comme son nom ne l'indique pas, ce groupe havrais qui a sorti un disque en 2005, est composé de deux hommes, Vincent Lebodo guitare sèche et voix, Matthieu Batteau accordéon et d'une femme, Marianick Brodin percussions et voix. Marianick est une jeune femme pleine de présence et enceinte d'au moins 7 ou 8 mois. Le bébé semble actif, et vu l'ambiance, cela n'a rien d'étonnant!
Le groupe joue des titres récents et plus anciens dont « J'ai mangé mon pain blanc » issu de l'album Polaroïds Rock sorti en 2004, sur lequel Elliott interprétait « Maastricht Rock ».
Arrivent ensuite les Red Lezards, animaux issus de la faune havraise, qui n'ont rien de la lymphatique et nonchalante attitude des lézards verts!
Leurs compositions où s'alternent textes en français et en anglais, évoquent leur vision de la société et leur engagement. Les musiciens, guitare sèche et électrique, basse, batterie, accordéon, etc. servent magnifiquement ces textes dans un rock entraînant. Issus de leur répertoire, des titres récents de l'album Dégriffures et d'autres plus anciens (Impasse de la Liberté-214's). Eux aussi interprètent leur morceau du Polaroïds Rock « Dans le sac à dos de mon frérot ».
Grand moment de la soirée, la première apparition d'Olivier « guitariste émérite » (dixit Stéphane Lebourg, guitare sèche et chant) qui accompagne le groupe au piano sur « Un jour ou deux », écrit par Olivier.
Olivier revient ultérieurement, plus classiquement accompagné de sa guitare, mais qui, ce soir, est électrique. Stéphane et Olivier, deux voix, deux guitares interprètent « La belle vie ». C'était magnifique !!
Puis Stéphane annonce "Proud today" sur lequel Elliott a posé le son de son harmonica lors de l'enregistrement de Dégriffures. Elliott n'a pu être présent lors de cette soirée, étant aux Etats-Unis . L'accordéon se substitue à l'harmonica. La voix de Stéphane témoigne d'un grand respect et d'admiration en évoquant Elliott et sa fierté qu'il ait joué de l'harmonica sur un morceau de sa composition (les Red Lezards avaient fait une première partie d'Elliott en 97) .
Au cours des rappels, tous les musiciens de la soirée sont appelés à venir participer au bouf. Dominique Delahaye (Les Ancres noires-Polaroïds Rock) mais aussi Alan Fatras que Stéphane présente comme étant le batteur d'Elliott mais aussi le plus grand batteur de France, montent sur scène le temps de quelques titres.
Voilà, au fil de cette soirée sans Elliott, il fut pourtant souvent question de lui. Nous avons été heureux de faire la connaissance de Laurent Pardo. A défaut d'Elliott l'ensemble du Band était là.

Pascal et Martine
http://perso.wanadoo.fr/lgo.twilight/Photos2006.htm

   
 
   

Y'a pas d'lézard, les Red Lézards font partie des pionniers du rock gonfrevillais. Intimes de Little Bob, ils ont hérité de cette pêche et de cette générosité qui font tellement plaisir à voir (et à entendre !) sur scène. En 3 CD, 214', Impasse de la liberté et Dégriffures, ces lézards prouvent qu'ils ne passent pas leur temps à se dorer au soleil. En accrochant à leur cœur un bout de chiffon rouge et noir, ils affichent la couleur. Mais leurs hommages musicaux aux rebelles de la trempe de Woody Guthrie se traduisent aussi par des actes concrets. Dès qu'une injustice se profile, ils répondent présents. Ils l'ont prouvé en participant au CD Not in our name contre la guerre en Irak, en soutenant syndicalistes et intermittents, en étant présents sur le CD Le Train de l’espoir (textes écrits par des bénéficiaires du RMI) aux côtés de Jean-Louis Murat, Bruno Saladin, Maxime Leroux, Bruno Wolkowitch…
On peut en savoir plus en allant sur www.redlezards.com
Contacts au 06 80 71 43 08 et sur
redlezards@wanadoo.fr

Paco (Go)

   
 
   

« Dégriffures »
La patte des Red Lezards

 Vendredi soir, l’espace culturel de la Pointe de Caux était plein comme un œuf à l’occasion du concert de sortie de l’album Dégriffures , dernier opus des turbulents Red Lezards. Mitonnée au studio Franklin par Florent Barbier, Olivier Durand et Brieuc Maurel, la dernière galette de ces sacrés vauriens-sauriens vaut le détour. Lors de ce concert public, amis, famille, souscripteurs et fan du groupe ont eu le droit de d éguster en live et sans modération la plus rock’n roll des galettes musicales de l’épiphanie. Dégriffures, en dix titres dans le pur style « Redlezardien » emmène assurément nos oreilles vers des chemins cabossés ou des histoires plus personnelles, l etout lié par les mélodies Folk-Rock. Qui dit galette, dit couronne. Celle-ci, en digipack, est signée Riff et Casa, la fève photographique ayant été confiée à BBFlirt. Les Red Lezards ont pour cette aventure été soutenus par la ville de Gonfreville l’orcher, leur « home sweet hom », le Centre d’expression musicale, leur fief de répétition, et Dock Musique.

Comme un plaisir ne vient jamais seul, la première partie du concert était assurée pour l’occasion par Chantyman Express. Un set de qualité et mélodique à souhait –comme d’habitude serions nous tenté de dire- emmené par Vincent Lebodo à la guitare, Matthieu Batteau à l’accordéon et Marianik au chant et à la rythmique, une future maman qui a la pêche !

Stéphane Tigharghar (Havre Libre 10/01/06)

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